Mgr Fleck évêque de Metz sous l'annexion allemande


Monseigneur Fleck est un alsacien devenu évêque de Metz sous l'Annexion 

Né à Niederbronn en 1824, il décède à Metz en 1899. Nommé curé de Saint-Martin, le 6 mai 1867,  vicaire à Boulay, aumônier du pensionnat Sainte Chrétienne de Rustroff près de Sierck les Bains en Moselle, desservant de Valmont, il fut encore Curé de Bouzonville.

Le prélat est connu pour ses prises de positions nettes et ses controverses à propos de l’infaillibilité pontificale, lors du Concile Vatican I. Quoi d' étonnant quand on est originaire de Niederbronn !

Monseigneur Dupont des Loges, évêque de Metz au moment de la guerre de 1870, élu député contestataire, choisi l’abbé Fleck, son interprète au Reichstag à Berlin, pour plaider la cause contestataire de la Lorraine. Mais cette nomination ne fut pas autorisée par les autorités allemandes.

En 1875 l’abbé Fleck quitte, sur la demande de son évêque, la paroisse Saint Martin pour occuper les fonctions de secrétaire général de l’évêché. En 1879 il est nommé Vicaire général. Monseigneur Fleck fut sacré le 25 juillet 1881, en l’Eglise Saint Vincent de Metz, évêque coadjuteur avec future succession au trône du diocèse. 

Le 18 août 1886 il succéda à Monseigneur Dupont des Loges comme évêque de Metz. Homme d’église conservateur, favorable à Napoléon III, il fut un évêque intransigeant contre les idées du socialisme, du communisme et du nihilisme. Il défendit avec vigueur le maintient de l’Allemand dans les écoles, devant l’autorité française, mais il soutint avec ténacité le maintient du droit du Français après l’annexion.