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                  Flânerie estivale à Kaisersberg

Kaisersberg

Par Francis André-Cartigny

Kaisersberg, flânerie estivale

La Weiss, descend des hauteurs du Linge et arrose l’une des plus coquettes vallées du versant oriental des Vosges. Passée Hachimette, le vert fait place au bleu indéfinissable que Hansi su merveilleusement reproduire. La nature marque-t-elle à cet instant, la frontière linguistique entre le doux et nuancé Pays Welsch et la riante Vallée Alémanique ? De magnifiques vignes suspendues aux coteaux escarpés et de fières ruines médiévales en grès roses annoncent à présent la ville natale du Docteur Schweitzer.


La Weiss ne s’attarde pas sous le pont fortifié de la ville, ni devant les coquettes maisons fleuries qui s’offrent aux visiteurs. Elle ignore les nombreuses boutiques et la foule grouillante des touristes en quête de souvenirs et des produits alsaciens. Elle laisse derrière elle l’Eglise Sainte Croix et la Maison natale de l’enfant du pays.


La chaleur orageuse de cette fin d’après midi d’Août abat les touristes épuisés pour avoir arpenté d’une extrémité à l’autre la longue rue principale du bourg. Ils songent à prendre un peu de repos et à se désaltérer après avoir passé en revue nombre de bataillons de kougelhofs, d’escadrons de bouteilles, et, donné mille caresses aux cigognes en peluche. Enfin assis sous les parasols des terrasses des Winstub, avant d’étancher leur grande soif, une dernière épreuve attend ces vaillants marcheurs pacifiques venus pour la plus part d’outre Rhin. En effet s’engage un dialogue de sourd entre les jeunes serveuses et leurs clients badois, surpris et hébétés.


Il est l’heure de rentrer les cigognes de pacotilles et les kougelhofs fatigués, de ranger les fines bouteilles de vin du Rhin, et, de fermer le livre d’Hansi !
 
La nuit tombée, le village retrouve sa sérénité, et, jase la Weiss venue du Pays Welsch.

 
Août 2011